Fin janvier, je suis retournée à la plage où j'avais fait une première série de photos. Après des semaines de pluie, voici que le soleil avait décidé de faire une apparition durant une après-midi entière. Aucune hésitation à avoir!! Je fonce à la plage où je retrouve cette ambiance que j'aime tant.
Le temps est parfait pour moi. Il y a un peu de soleil mais il ne fait pas trop chaud, la lumière n'est pas trop forte, le vent est plutôt faible (l'objectif de mon appareil photo se souvient encore de sa dernière sortie à la plage par grand vent!) et surtout il n'y a personne à cette heure là. C'est une sensation étrange, comme celle qui se dégage juste après une grosse tempête en mer. L'océan est encore agité mais le vent est tombé et le temps semble s'être arrêté. Les nuages qui se déplacent à vive allure cachent le soleil et quand ce n'est pas le cas, forment de grandes trainées très photogéniques dans le ciel. Le sable, encore humide de la dernière marée haute, garde la trace de chaque pas et donne l'impression d'être la première à explorer l'endroit. Quant aux maisons qui longent le bord de mer, elles me font penser à la chanson de Francis Cabrel "Hors saison". Bref, ce fût pour moi et mon appareil une très belle journée.
J'ai pris de très nombreuses photos ce jour là mais je m'étonne encore de les redécouvrir à chaque fois au moment de les publier.
Place aux images! N'hésitez pas à laisser un commentaire!
Suite à la parution de photos prises dans les Jardins de Kerdalo, j'ai décidé de faire un petit article sur cet endroit hors du commun et d'y ajouter quelques photos en couleur.
Que dire de ce jardin? Depuis son ouverture au public en 1995, il y a eu de nombreux articles de presse, plusieurs reportages télé ainsi que deux livres qui font éloge de ce lieu mais il faut avoir visité ce jardin, ou plutôt cette succession de jardins, pour en comprendre toute la grandeur.
Commençons d'abord par un bref historique des lieux. Après des études aux Beaux-Arts à Paris, le peintre Peter Wolkonsky d'origine russe, voyage à travers l'Europe et notamment en Italie où il découvre l'architecture des jardins à l'italienne. Après la Seconde Guerre, sa passion pour la botanique le pousse à parcourir les pépinières et les jardins d'Angleterre. Parrainé par Charles de Noailles, il devient membre de l'I.D.S.* à la fin des années 50.
En 1960, le peintre trop à l'étroit dans son jardin de Saint-Cloud, se met en quête d'une terre acide qui lui permettrait de réaliser son rêve. C'est ainsi, qu'en 1965 il acquit à Trédarzec, dans les Côtes d'Armor (Bretagne) une ancienne ferme appelée "Le Verger". Cette ferme, qui est en réalité un vallon d'une surface de 17 hectares au bord du Jaudy, est alimenté en eau par plusieurs sources. Le peintre devient alors jardinier.
Entre 1965 et 1970, Peter Wolkonsky restaure puis agrandit les bâtiments de l'ancienne ferme, déboise, creuse le grand étang, élabore les différents sentiers à travers le vallon... et plante avec frénésie. En 1995 (à vérifier), les Jardins de Kerdalo ouvrent leurs portes au public pour la première fois. En 1997, à la mort de Peter Wolkonsky, sa fille Isabelle et son mari le paysagiste anglais Timothy Vaughan reprennent le jardin en main et après plusieurs années de remise en état, l'ouvrent à nouveau au public.
*I.D.S: International Dendrology Society
Pourquoi visiter les jardins de Kerdalo?
Tout simplement parce que c'est un endroit fantastique, rempli de poésie où les sons, les odeurs et les couleurs se mêlent à la perfection. Kerdalo est un jardin ouvert à tous, que vous soyez connaisseur en botanique ou simple amateur de belles plantes, que vous aimiez l'ordre ou le désordre. Prenez le temps de visiter cet endroit qui ne vous donnera qu'une seule envie: y revenir!
Comme il n'est pas toujours facile de transmettre son ressenti par écrit, voici une petite vidéo faite à partir de photos que j'ai prises.
(Si vous avez des soucis pour visionner correctement cette vidéo, vous pouvez la regarder en tapant "les jardins de Kerdalo" dans le moteur de recherche de youtube)
- en Avril, Mai, Juin et Septembre, les Jardins de Kerdalo sont ouverts tous les lundis et samedis de 14h à 18h
- en Juillet et Août: ouverts tous les après-midi de 14h à 18h sauf le dimanche
Les groupes peuvent être accueillis toute l'année sur réservation (écrire ou téléphoner).
N'hésitez pas à appeler au +33 (0)2 96 92 35 94 ou à écrire à l'adresse suivante pour tout renseignement:
Les Jardins de Kerdalo
22 220 Trédarzec
France
Au printemps, n'hésitez pas à écouter le message du répondeur qui vous indiquera la floraison des Camelias et Magnolias au moment venu.
Depuis plusieurs années, les Jardins de Kerdalo participent à "Scènes d'automne au jardin".
Pour aller plus loin:
- si vous vous rendez à Kerdalo, une exposition permanente vous racontera en détail l'histoire du jardin ainsi que celle de son créateur.
- "Kerdalo un jardin d'exception" de Peter Wolkonsky Edition La Maison Rustique (livre qui n'est plus édité mais avec un peu de chance vous pouvez le trouver d'occasion sur internet).
- "Kerdalo le jardin continu" d'Erik Orsena, Isabelle et Timothy Vaughan Edition Ulmer (en vente au jardin).
- Alain Baraton parle des Jardins de Kerdalo sur France Inter
Je tiens à remercier Madame Vaughan ainsi que les jardiniers de Kerdalo pour leur accueil toujours très chaleureux et leur grande patience qui font que mon envie de revenir dans ce petit paradis est à chaque fois plus grande.
Aujourd'hui, je vais vous présenter un jardin dont vous avez déjà peut être entendu parler ou même visité: Les Jardins de Kerdalo. Situé en Bretagne, dans les Côtes d'Armor, ce jardin, ou plutôt cette succession de "salles", a été créé par le Prince Peter Wolkonsky entre 1965 et 1970. Aujourd'hui géré par sa fille, Isabelle Vaughan, Kerdalo est classé "Jardin Remarquable" depuis 2005.
"Vue depuis les 4 carrés" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
Le premier souvenir que j'ai des Jardins de Kerdalo est très vague. Il date d'une dizaine d'années et, pour être honnête, cette visite ne m'avait pas franchement marquée. Oui oui je sais honte à moi pour ce que je viens d'avouer mais je dois dire que cette année là fût marquante pour une toute autre raison: la canicule! Je revois encore le thermomètre sur le quai de la gare de Bordeaux affichant 42°C à l'ombre. Je me souviens aussi de la climatisation qui nous avait lâché quelque part en Vendée, du trajet interminable sur une banquette en sky d'un ancien ter et des 20°C (toujours à l'ombre) en moins que j'avais trouvé en descendant du train en Bretagne (et donc du pull que j'ai porté les jours suivants). Tout ça pour dire que j'étais complètement passée à côté de ma première visite dans ce lieu!! Depuis, ma terrible erreur a été largement réparée. En effet, en plus de pouvoir visiter à nouveau ce jardin, j'ai eu la chance d'y travailler. Vous vous doutez bien, que dans ces conditions, je n'ai pas résisté longtemps!!
Mes premiers clichés dans les Jardins de Kerdalo ont été pour les floraisons et les différents points d'eau, tout ce qui attire le regard en somme. Puis, petit à petit, j'ai arrêter de prendre des photos pour prendre le temps de contempler. Vinrent les deux mois d'été durant lesquels les visiteurs affluent et où il devient intéressant d'observer les photographes. Il y a d'abord ceux qui, au fil de leur promenade, immortalisent les lieux et profitent de la beauté du jardin pour prendre quelques clichés en famille ou entre amis, les passionnés qui en général n'en sont pas à leur première visite et qui savent assez précisément ce qui les intéresse et puis, il y a les autres. Je n'utilise pas ce terme de façon péjorative mais plutôt de façon interrogative. Je ne leur jette pas non plus la pierre mais je me questionne simplement quant au plaisir que peuvent avoir ces "mitrailleurs de l'extrême". Ils passent de sujets en sujets sans jamais décoller leur appareil photo de leur visage et quittent le jardin, heureux des centaines de photos qu'ils ont réussit à stocker sur leur carte mémoire. J'espère simplement que tous ces clichés ne passeront pas le reste de leur vie classés dans un dossier informatique qui ne sera plus ouvert.
Mais revenons aux photographies que je vous propose aujourd'hui. Travailler dans les Jardins de Kerdalo en aimant la photo c'est un peu comme avoir accès à l'arrière boutique d'un magasin de bonbons (ça marche aussi pour l'arrière boutique d'une librairie!): c'est tout simplement fantastique!! Les 18 hectares du parc permettent de prendre des photos presque à l'infini. En fonction du sujet, des années, des saisons, du temps et même de l'heure, vous avez peu de chance d'obtenir deux fois le même cliché de Kerdalo. Deux fois le même cliché... c'est justement de là qu'est partie mon idée pour mes noir et blanc. Contrairement au jardin qui est en perpétuel mouvement, je me suis intéressée à ce qui ne changeait "jamais". Toutes ces "petites" choses que l'on range éternellement à la même place ou qui, pour certaines n'en changent même jamais, mais qui participent pourtant à la vie quotidienne d'un jardin et d'un jardinier. Au fil des déclencheurs, je me suis attachée à tous ces objets qu'on finit souvent par ne plus voir mais qui traversent le temps, comme pour nous rappeler, que nous aussi nous sommes éphémères.
Si vous souhaitez plus de renseignements à propos des Jardins de Kerdalo, n'hésitez à vous rendre dans le libellé "Si vous êtes curieux" de ce blog. Un petit article ainsi que des photos en couleur des lieux vous y attendent! Place aux images! (N'hésitez pas à laisser un commentaire)
"A leur place"
(Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"Au garage"
(Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"La salle des trésors" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"La lanterne" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"Précieuse collection"
(Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"La grotte" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"Sans propriétaire" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
"En toute discrétion" (Les Jardins de Kerdalo-Trédarzec-France-octobre 2010)
Aujourd'hui je lance un nouveau thème dans ce blog: le Monde Végétal en noir et blanc.
(Jardin Botanique de Montréal-mai2012)
Cela fait un petit moment déjà que je photographie les arbres, les fleurs, les herbes... et en y repensant c'est même par là que j'ai commencé le noir et blanc. Les premières photos de fleurs prises avec un argentique il y a plusieurs années n'étaient pas d'une grande qualité et n'avaient pour ainsi dire aucun intérêt mais je les ai quand même conservées pour la plupart, sentimentale que je suis!! A l'époque, je me servais des fleurs trouvées dans la campagne comme modèles et j'étais très amusée par les contrastes entre les noirs et les blancs qui apparaissaient sous mes yeux ébahis. S'en suivirent donc une succession interminable de clichés de fleurs blanches ou jaunes et uniquement blanches ou jaunes... pour les fameux contrastes bien sûr... Aujourd'hui, je me dit que le photographe à qui je confiait mes pellicules à l'époque devait se poser quelques questions à propos de ma santé mentale...
(Jardin Botanique de Montréal-mai 2012)
Petit à petit, j'ai commencé à prendre des fleurs qui n'étaient ni blanches ni jaunes, des herbes, des arbres... Je stockais ces photographies dans la boîte à négatifs sans jamais vraiment les regarder et sans savoir quoi en faire. Un jour de ménage j'ai finit par mettre le nez dedans et par voir tout ce à quoi je n'avais jamais fait attention. Le fait de photographier des fleurs en noir et blanc peut sembler contradictoire au premier abord car l'idée même d'une fleur est d'abord associée à une couleur puis généralement à un parfum ou à une forme. Oui mais voilà, la beauté d'une plante n'est pas forcément là où on l'attendait. L'absence de couleur fait ressortir les formes, les textures, la délicatesse ou encore la force du sujet. Elle redonne de l'intérêt à la fleur fanée et permet non plus de voir mais d'imaginer les couleurs disparues. Et quoi de mieux que l'imagination?
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Le temps était déjà gris et frais mais voilà que depuis ce matin il est en plus pluvieux... Le pompon!! Pour remédier à cette morosité ambiante, je vous propose un petit tour à la plage.
Ici, pas de ciel bleu ni de grand soleil mais un tas de petites merveilles que l'on trouve sur le sable. Il suffit de se pencher et là c'est la grande aventure!! Entre les coquillages, les plumes, les morceaux de bois, les morceaux de verre... c'est tout un monde à explorer qui s'offre à nous et qu'importe ceux qui, dubitatifs, se demandent ce que vous pouvez bien faire à quatre pattes dans le sable avec votre appareil photo!
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"Pêcheurs entre ciel et terre" (Mimizan-Landes-France-janvier 2013)
Voilà ce qui sera le dernier article (pour le moment) de la série Gaspésie.
Avant de publier ces photos je me suis quand même interrogée à savoir si je devais le faire ou non. Je m'explique. A la base, j'avais dédié ce blog à des photos en noir et blanc en rapport avec la mer (ou tout ce qui y touche) et des macro en lien avec le monde végétal; en somme la Mer et la Terre. Mais voilà, les clichés que j'ai décidé de publier aujourd'hui ne sont pas vraiment en rapport avec ces thèmes. Vous me direz (ou pas) où est le problème? Mon blog n'a pas une renommée mondiale et je n'ai rien signé avec personne qui dit que je n'ai pas le droit de sortir du cadre. Effectivement, à l'échelle planétaire tout le monde s'en biiiiiiiiip. Tout le monde sauf moi! Je me dis que si j'ai annoncé cette couleur dès le début et que je continue en publiant des photos de mon chat ou de mon dernier gâteau d'anniversaire ça risque d'aller très loin! Au final, mon blog risquerait de se transformer en poubelle à images personnelles dont tout le monde se biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiperai doublement!
Tout ça pour dire que ceux qui conseillaient de définir dès le début un thème (plus ou moins précis) pour son blog sont plutôt de bon conseil!!! Je vais donc essayer de me tenir à mon idée de départ.
J'ai tout de même décidé de publier ces photos pour plusieurs raisons:
- c'est mon blog et je fais ce que je veux
- toutes ces photos ont été prises au bord de l'eau (je le jure!)
- j'avais prévenu qu'il y aurait d'autres genre de photos
- je les aime
- ce blog a aussi été créé pour partager, je partage donc!!
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"Chambre avec vue" (Gaspésie-Québec-Canada-août 2012)
"En petit comité" (Gaspésie-Québec-Canada-août 2012)
Tout d'abord, comme il est coutume de le dire dans ces circonstances:
TRES BONNE ANNEE 2013!!!!
Plein de réussite... photographique bien sûr!
Maintenant que les formalités ont été accomplies, je vous présente une autre mini série de clichés pris en Gaspésie, entre Percé et Gaspé et plus précisément entre Barachois et Cannes-de-Roches pour ceux qui connaissent le coin.
Sur la première photo, je n'ai pas exactement réussit à faire ce que je voulais. Comme on peut le voir, le rail est flou aussi bien au premier qu'au second plan. J'ai souvent du mal à faire ce genre de photo avec mon petit numérique. Il y a des sujets sur lesquels il refuse obstinément de faire une mise au point convenable! Bougre d'appareil!!
Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce coin du pays c'est la présence de l'eau bien sûr, des nuages... de gros nuages mais aussi la lumière. Je ne sais pas si c'est chaque été comme ça mais je ne me souviens pas d'une lumière trop forte pour faire de la photo comme ça arrive fréquemment chez moi durant l'été. Là-bas, il n'y a souvent qu'à attendre qu'un petit nuage passe devant le soleil et c'est dans la boîte! Place aux images! N'hésitez pas à laisser un commentaire.
"Comme sur des rails" (Gaspésie-Québec-Canada-août 2012)